Des murs et des gens.
Et pourtant...
Je suis à l'aise avec les mots; je n'ai pas pour habitude de buter sur l'assignation d'un mot particulier à une chose particulière.
Comment pourtant évoquer ce qui m'envahit quand je pose les yeux sur cette photo ? Pas pour la photo elle-même, mais pour tout ce qu'elle évoque, éveille, et élève en moi.
Je ne rendrai jamais assez hommage à tout ce que j'ai eu la chance de connaître à Vergèze, au CES La Garriguette.
Je suis amoureux transit de chaque instant que j'ai passé ici, entre le 2 octobre 2003 et le 30 septembre 2006. C'est un pan de moi qui est mort ce jour-là, et que je ne retrouverai jamais.
Je sais maintenant que plus jamais je ne revivrai des moments semblables à ceux passés ici, et c'est un très pénible sentiment de vide et de perte.
Je souhaiterais n'avoir jamais ressenti le fait de trouver mon chez-moi, et de devoir le perdre.
Le ton est cependant trop lyrique, car je suis profondément, sincèrement, et éternellement heureux d'avoir un jour posé mes bagages à Vergèze, et d'avoir fait partie de cet échiquier pendant trois merveilleuses années...
Ce collège, c'était chez moi :)