*

*
Le Temps est l'unique raison d'être de ce blog. Unique, parce qu'il est Tout. Parce que sans le temps, je n'aurais ni passé ni avenir, ni souvenirs ni fantasmes, ni regrets ni envies.

Le Passé est sans doute le tentacule du temps qui me mène à faire ce "blog". C'est même certain, puisque son avenir n'existe pas encore. Il va dépendre de moi, de mon passé et de mon futur passé...
Peut-être n'existera t-il plus d'ici une semaine, un mois...qu'en sais-je ?

Car depuis longtemps, ce n'est plus l'avenir qui me porte, mais bien les couleurs du passé qui font battre mes ailes.
Si ma Plume parvient à puiser la motvation nécéssaire à une mise à jour régulière ET intéressante, les yeux qui se poseront ici feront des coeurs auxquels ils sont reliés les entités les plus à-même de me Connaître.

Mais peut-être pas =)


Bien à vous.

R.
# Posté le vendredi 17 novembre 2006 12:12
Modifié le mardi 18 décembre 2007 15:00

Simplicité

Pour les fainéants, voici la formule-express, ou comment me Connaître en trois poèmes.


L'Ennemi

Ma jeunesse ne fut qu'un ténébreux orage,
Traversé çà et là par de brillants soleils!
Le tonnerre et la pluie ont fait un tel ravage,
Qu'il reste en mon jardin bien peu de fruits vermeils.

Voilà que j'ai touché l'automne des idées,
Et qu'il faut employer la pelle et les râteaux
Pour rassembler à neuf les terres inondées,
Où l'eau creuse des trous grands comme des tombeaux.

Et qui sait si les fleurs nouvelles que je rêve
Trouveront dans ce sol lavé comme une grève
Le mystique aliment qui ferait leur vigueur ?

- Ô douleur ! ô douleur ! Le Temps mange la vie,
Et l'obscur Ennemi qui nous ronge le c½ur
Du sang que nous perdons croît et se fortifie!


***


L'Albatros


Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.

À peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d'eux.

Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule !
Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid !
L'un agace son bec avec un brûle-gueule
L'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait

Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l'archer
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.


***


Élévation

Au-dessus des étangs, au-dessus des vallées,
Des montagnes, des bois, des nuages, des mers,
Par-delà le soleil, par-delà les éthers,
Par-delà les confins des sphères étoilées,

Mon esprit, tu te meus avec agilité,
Et, comme un bon nageur qui se pâme dans l'onde,
Tu sillonnes gaiement l'immensité profonde
Avec une indicible et mâle volupté.

Envole-toi bien loin de ces miasmes morbides;
Va te purifier dans l'air supérieur,
Et bois, comme une pure et divine liqueur,
Le feu clair qui remplit les espaces limpides.

Derrière les ennuis et les vastes chagrins
Qui chargent de leur poids l'existence brumeuse,
Heureux celui qui peut d'une aile vigoureuse
S'élancer vers les champs lumineux et sereins;

Celui dont les pensers, comme des alouettes,
Vers les cieux le matin prennent un libre essor,
- Qui plane sur la vie, et comprend sans effort
Le langage des fleurs et des choses muettes!


***

C.B



Je n'ai pas dit que la fainéantise rendait les choses faciles :)
Simplicité
# Posté le vendredi 17 novembre 2006 12:34
Modifié le dimanche 03 février 2008 20:03

[Elle]

Elle qui fût...

...Elle qui n'est plus...

...Elle qui n'aura peut-être jamais d'Autre...


M'enfin...sait-on jamais...
# Posté le mardi 21 novembre 2006 12:40
Modifié le mardi 20 novembre 2007 22:04

*

*
Il faut encore que je me décide à m'y mettre...
# Posté le lundi 04 décembre 2006 07:27
Modifié le jeudi 15 novembre 2007 08:17

La Garriguette

La Garriguette
Voilà une photo bien impersonnelle.
Des murs et des gens.
Et pourtant...

Je suis à l'aise avec les mots; je n'ai pas pour habitude de buter sur l'assignation d'un mot particulier à une chose particulière.
Comment pourtant évoquer ce qui m'envahit quand je pose les yeux sur cette photo ? Pas pour la photo elle-même, mais pour tout ce qu'elle évoque, éveille, et élève en moi.

Je ne rendrai jamais assez hommage à tout ce que j'ai eu la chance de connaître à Vergèze, au CES La Garriguette.
Je suis amoureux transit de chaque instant que j'ai passé ici, entre le 2 octobre 2003 et le 30 septembre 2006. C'est un pan de moi qui est mort ce jour-là, et que je ne retrouverai jamais.
Je sais maintenant que plus jamais je ne revivrai des moments semblables à ceux passés ici, et c'est un très pénible sentiment de vide et de perte.

Je souhaiterais n'avoir jamais ressenti le fait de trouver mon chez-moi, et de devoir le perdre.

Le ton est cependant trop lyrique, car je suis profondément, sincèrement, et éternellement heureux d'avoir un jour posé mes bagages à Vergèze, et d'avoir fait partie de cet échiquier pendant trois merveilleuses années...

Ce collège, c'était chez moi :)



Photo by Camille ;)
# Posté le lundi 05 novembre 2007 19:10
Modifié le lundi 17 décembre 2007 18:02

*

*
Pour les courageux, ce que j'ai laissé de moi à Vergèze :




Les autres...

...je ne vous en veux pas...




A ceux qui me comprendront :


Merci...


...ces lignes sont les vôtres

R.




30/12/05 – 01h35

Qu'est-ce que je suis en train de faire ? Bah, après tout, ça n'a rien de très original ; je fais ce que beaucoup de gens font, et que j'ai déjà fait quand ce que je ressens se matérialise en une boule qui me fait me sentir enceint : je couche mes sentiments sur le papier...

En l'occurrence, j'ai envie de garder une trace écrite de l'hommage intérieur que je rends chaque jour au collège la Garriguette; et je ne sais par où commencer...
Si tiens, par des chiffres : en juin 2006, j'aurai effectué ma 3è année en tant qu'AE au CES La Garriguette de Vergèze.
Le 2 octobre 2003, j'ai en quelque sorte réalisé un « rêve de gosse », pour prendre une expression bien bateau. Bateau un peu gros, à la réflexion ; disons que depuis mon passage au collège en tant qu'élève, la fonction de « pion » m'avait toujours vaguement attiré.
Mince, je ne pensais pas qu'une vague attirance aurait pu m'emmener à pareille chose.
Diantre, moi qui me targue d'être plutôt à l'aise face aux mots (écrits, bien évidemment, la langue et les yeux ayant toujours été ma croix...), me voilà bien embêté pour qualifier mon expérience depuis trois ans.
« Plaisante » serait un grave euphémisme.
« Prenante » serait fade, « épuisante » vrai mais diablement réducteur.
« Enrichissante » serait étymologiquement juste, puisque j'en ai tiré mille richesses que je chéris.
« Merveilleuse » poétique, et en phase avec ce que je veux exprimer...
J'entends déjà crier au fou, ou à l'idiot du village, mais réellement, ces trois années ont été un bonheur indicible pour moi, vraiment...
Cela peut prêter à moquerie ou à dédain, je peux comprendre ça ; après tout, le bonheur est pure subjectivité.
Rencontrer, découvrir, apprendre, aider, connaître, sourire, sympathiser, plaire, voyager...tout cela a pour moi sa place dans la notion de bonheur. Et tout cela je l'ai trouvé ici. Je n'y ai pas trouvé l'Amour, mais honnêtement, ça n'est pas sur ça que j'avais misé le plus gros !
A vrai dire, je n'avais misé sur rien. Je suis venu en candide, et ai trouvé un jardin extraordinaire...

Je suis quelqu'un de profondément nostalgique et empathique. J'ai pas mal déménagé (quatre fois entre mes 6 et 18 ans), et mes meilleurs souvenirs sont naturellement devenus mes meilleurs amis.
La mémoire est quelque chose d'à la fois terrible et merveilleux ; elle nous fait ressentir le passé par bribes, mais nous rappelle aussi qu'on ne joue pas avec le temps.
Je parle comme un vieil ermite, mais ma première année ici me semble déjà si loin...

J'aimerais beaucoup avoir eu un frère ou une s½ur d'une dizaine d'années de moins que moi. Je ne l'ai pas eu, alors je m'en suis trouvé un millier ici...
Les chasseurs de têtes pourraient voir dans cette approche une faiblesse ou un manque d'autorité. Au contraire. L'absence de sentiments, et de connaissance des m½urs adolescentes conduit à passer pour une machine d'insensibilité, ou encore pour une baudruche débonnaire, poussiéreuse et délavée.
Je n'ai jamais puni avec plaisir, mais je l'ai fait chaque fois que cela était objectivement utile ou nécessaire ; à deux exceptions près que je garderai pour moi mais qui m'ont donné grandement raison par la suite.
Alors oui, j'ai adoré ces gamins comme des frères et s½urs. Sans l'exprimer ouvertement, parce que conscient de l'incompatibilité partielle liée à ma fonction. Mais les fois où j'ai désiré les accompagner en cours, m'asseoir par terre ou chahuter avec eux, jouer au basket (bon ça c'est vrai, je me le suis permis :p) sont innombrables...
J'ignore à quel point j'ai pu me faire accepter et apprécier d'eux, mais égoïstement, je suis profondément heureux d'avoir pu les approcher et les connaître, profondément triste de devoir les quitter...
Mon grand regret sera de n'avoir pas été assez orateur pour me montrer concerné par leurs problèmes personnels ; mais ça, ne pas pouvoir ébrouer ma langue de tous mes mots, c'est malgré les apparences toute mon Histoire...
Cela dit, je pense avoir été quelqu'un d'agréable et ouvert et, sinon un confident, du moins pas trop désespérant ni transparent 

Quoi qu'il en soit, merci à vous, les élèves.
Si je ne vous ai pas tous connus comme vous le méritez, si je n'ai pas toujours su me faire comprendre de vous, et s'il est naturel que j'ai eu parmi vous des préférences, vous m'êtes chers et précieux, un à un.
Aidé par vos photos de classe, vous pouvez me croire, je serai incapable de vous oublier. Vous faites partie de moi, et c'est noyé dans l'émotion et la nostalgie que je penserai à vous, pour toujours.
Merci de m'avoir accepté, merci de m'avoir plu, merci de m'avoir donné envie d'être prof, merci d'avoir été vous-mêmes, merci.
Certains d'entre vous, Messieurs, vont devenir des compagnons, des maris, et des papas formidables.
Certaines d'entre vous, Mesdemoiselles, vont devenir des petites amies, des épouses et des mamans merveilleuses.
Je vous souhaite à tous, de tout mon c½ur, de réussir ce que vous entreprendrez, d'avoir une vie longue et heureuse...
Je vous demande de prendre soin de vous, et aussi de toujours vous souvenir que vous avez été, un moment de votre vie, des enfants, ceux que j'ai connus...Ne l'oubliez jamais.









Ah...et voilà qu'au moment de parler de mes « collègues », les superlatifs me paraissent fades, et j'ai l'impression qu'évoquer tout ce que j'aimerais évoquer dresse une falaise devant moi.

Tentons le coup quand même.
Et commençons par mes congénères de la Vie Scolaire.
S'il serait idiot de distinguer mes affinités avec les AE, je ne puis que différencier mes première et deuxième années de la troisième. Pas pour une question de personnalités, mais simplement au regard du fait qu'au départ en vacances de Noël 2005, manquaient à la Vie Scolaire quatre des huit que nous étions à partir en vacances l'été précédent, sans compter Candy, partie encore plus tôt.
J'ignore à quel moment j'ai totalement adopté Emilie, Candy, Julie (x2), Karen, Odile, Sophie puis Cyril. J'ignore à quel moment leur présence m'est devenue naturelle. Mais peu importe.
Ces neuf personnes ont été mes premiers collègues de travail : c'est important. J'ai beaucoup apprécié chacun d'eux, et m'en suis fait accepter, c'est encore plus important. Et j'ai eu avec chacun d'eux, au moins une fois, un fou rire, et ça pour moi, c'est le plus important.
Embarqués dans la même galère, lâchés sans armes dans l'arène, dans un navire prenant l'eau de toutes parts, mais dans la complicité et l'entraide. Malgré les coups de blues et les coups de sang, malgré les accrocs et les crises de nerfs, malgré l'absence totale de soutien du « très haut », nous avons réussi à faire tourner la cinquième roue du carrosse, ensemble.
Les AE de l'année scolaire 2004-2005 ont formé, à mon sens, une équipe formidable. Je suis heureux et fier d'en avoir fait partie. Cette année-là, à mi-temps et sans études assidues, je m'ennuyais mes jours de repos, et étais impatient de revenir au collège.
J'aurais du mal à exprimer la nostalgie qui s'empare de moi quand je repense à cette période, et à quel point elle reste en moi du bonheur à l'état pur.
Candy, Emilie, Julie, Julie, Karen, Odile, Sophie, Cyril...
Je suis heureux, je me sens privilégié d'avoir, bande de joyeux dégénérés, passé tous ces moments en votre compagnie.
Je vous souhaite, de la manière la plus sincère et amicale qui soit, la réussite étudiante et professionnelle, sans oublier vos vies à deux.
Et j'espère que l'inéluctable divergence de nos chemins connaîtra, ici et là, quelques plaisants croisements, fortuits ou non.
Gros bisou à tous 

Je ne peux évidemment pas oublier ceux qui, malgré eux, restent en moi des « nouveaux ». Dernier de la « belle époque », j'ai donc vu arriver, partir ou rester les « nouveaux ». Aurélie, Frédéric, Gaëlle, Stéphanie et Ivy. Là encore, que de bons moments passés avec vous, que de souvenirs.
Vous avez certes été les « remplaçants », mais en faisant abstraction de ça, mon sentiment est analogue à celui des années précédentes...Je vous souhaite bon courage pour votre quotidien au collège, et que du bonheur pour la suite, sincèrement.
Et puis de toutes façons, je ne peux pas ne pas revenir encore souvent cette année ^^

Enfin, il serait injuste de n'accorder qu'un silence à Mme Ravier. Malgré tout ce qui peut se penser ou se dire à votre propos, malgré les débuts chaotiques et les accrocs de notre équipée, je suis rudement content de vous avoir eue pour CPE. Je n'ose imaginer le capharnaüm qu'aurait connu ce collège sans votre présence. Là encore, toutes sortes de reproches fuseront, des élèves, des parents etc. mais CPE au collège, c'est comme le contremaître à l'usine, le mal aimé. N'empêche que je me demande comment la boutique aurait tourné sans Mme Ravier...
Je vous souhaite à vous aussi bon courage jusqu'à votre retraite, et merci pour tout.



03/01/06 23h08

Dans mon hommage intérieur, reste encore un morceau. Un morceau de choix. Peut-être le meilleur parce que pas forcément prévu.
« Prof ». Sans compter les références à Blanche-Neige, j'ai dû prononcer ce mot quelques bons milliers de fois.
En tant que collégien, lycéen puis étudiant, ç'a toujours été un mot vague et générique, sensation appuyé par l'abréviation. Encore une fois candide à mon arrivée à Vergèze, je n'avais tiré aucun plan sur la comète « profs ».
Je pense vous avoir tous abordés de la même façons la première fois : timidement et poliment.
La suite a dépendu de vous ; j'ai une personnalité très malléable, j'ai été avec chacun d'entre vous ce qu'il a bien voulu faire de moi.
Pour jouer un peu au psy, le « tu » a été une bonne manière de m'apprivoiser. Je n'ai rien contre le vouvoiement, mais le « tu » ouvre pas mal de portes à l'humour et à la franchise. Toujours pour faire psy, le « tu » c'est cool quoi.
Là encore, même dans un effort surhumain, point de mauvais souvenir à l'horizon. Dans un grand ensemble, j'ai beaucoup apprécié le corps professoral.

J'adresse mes chaleureuses salutations à M. Bras, Mme Garenc, Mme Thoyer, Mme Pattus (ah, cette écriture ! ^^), M.Baltaro, M.Cornali, Mme Touvier, Mme Gonthier, Mme Banq, Mlle Thomas, Mme Plazen, Mme Torres, Mme Savry, Mme Mangeolle, Aline, Yvon et Alain, et j'en oublie sûrement...

Un grand merci, et de grosses bises à Didier Jusselme, Michel Perrin, Alain Thirard, Alexis Séverin, Christophe Campet, Marie-Cécile Prat, Delphine Gorriz, Fanny Portal, Marie-Virginie Vollmer, Martine Houdret Olivier Angles, Anne Force, Christine Ouchène, Christian Stodezyk, Miguel Calvo, Anne-Marie Tellier et Caren pour votre gentillesse, votre humour, et votre professionnalisme.
Je fais un clin d'½il particulier à Monique Desnoue, pour son c½ur en or et son éternelle bonne humeur malgré l'ingratitude de son travail, et à Robert, NOTRE Robert pour la complicité et la disponibilité dont il a fait preuve avec nous ; grosse bise à tous les deux.

Et, cerise sur le gâteau, le meilleur pour la fin, last but not least et tutti quanti etc. etc. ... les profs d'EPS.
Les profs d'EPS ...Lucien...Fabrice...Agnès...Monique...Nicole...Marielle...que dire ?
Comment exprimer ce à quoi mon c½ur ne parvient pas à trouver de limites ?
Sans prendre en compte ce que vous m'avez apporté, mes trois ans de Garriguette sont déjà d'une richesse inépuisable.
Avec vous, grâce à vous, ils touchent au Sublime.
Les souvenirs...sont des instants, des bribes, des échantillons de vie. Ils sont, en moi, confondus entre Passé et Présent. Chaque souvenir est une étincelle, que mon c½ur fait s'embraser et s'étendre à l'infini, comme un océan de couleurs.
A l'occasion d'une odeur, d'un son, d'un goût, d'une situation ou d'une réflexion, ou même volontairement, par plaisir, j'y replonge tout entier, sans retenue ni concession, et je me sens vivant... Les moments que j'ai vécus à vos côtés hors du collège me remplissent le c½ur, en débordent, dansent sur des notes d'une authenticité divine, parcourent mon être tout entier, partout, dedans, dehors, sans que je parvienne à en esquisser, par les mots, une once de la valeur que je leur accorde.
Vous m'avez permis d'approcher les élèves dans des cadres merveilleux, de les côtoyer en dehors du collège et du sens strict de mon travail de surveillant.
Les sorties à Font-Romeu, en Ardèche et aux Camboux m'ont également fait mieux vous connaître et vous apprécier.
J'ai vécu, à chacune de ces occasions, des moments que je n'oublierai jamais.
Jamais je ne pourrai vous rendre ce que vous m'avez donné, jamais...
Je n'ai pas les mots pour vous dire la gratitude et la tendresse que j'éprouve à votre égard. J'ai pour vous un sentiment qui va bien au-delà de l'amitié ; un mélange de la plus pure essence de la sympathie et de la complicité.
C'est dans les larmes que je forge ces lignes, impuissant à exprimer ce que je voudrais exprimer, impuissant que je serais à vous dire ceci tout en croisant votre regard...
Si je pouvais ouvrir mon c½ur pour vous faire lire ce qui s'y passe, je le ferais.
Je ne peux que vous souhaiter, de la plus pure force que recèle le plus profond de mon être, le Bonheur, pour vous, vos proches, et tout ce qui compte pour vous.
« Merci pour tout ce que vous faites, pour tout ce que vous êtes... » avais-je déjà écrit. Je ne peux que le répéter...
Vous êtes tous plus adorables les uns que les autres.
Merci pour tout, vraiment. Merci.


Je me suis résolu à devoir partir. Mais je ne parviens pas à me faire à l'idée de ne pas revenir, que le 5 octobre 2006 ne me fera pas entendre la sonnerie du collège...
Plus l'aventure est belle, plus son souvenir est poignant, et plus il est dur de la voir se terminer...
Mon taux de globules nostalgiques écrase allègrement celui de toute autre forme que ce soit.
Je donnerais bien ce qui me reste de cheveux pour revenir au 2 octobre 2003, et tout recommencer...Mais il paraît que ça n'est pas possible... Et puis, si je devais revenir en arrière au pro rata de nombre de cheveux sacrifiés, je me retrouverais probablement aux alentours de septembre 2006 ^^


« Tellement de choses à dire »... (M. Polnareff)


* Font-Romeu*
... La route de nuit, avec Emilie, en décembre 2004...
...l'air de Font-Romeu, la première fois...
...les séances de sport dans le gymnase...
...l'expédition Karen-Emilie-Rémi en février 2005...
...nos retrouvailles dans ce petit village, pour manger...
...la connaissance de Philippe...
...les repas, la cafet' et les réunions pédagogiques...
...la patinoire...
...ces quatre magnifiques journées de ski...
...mon retour dans le Petit Train Jaune...
***
...le dernier Font-Romeu, en décembre 2005...
...le ski de fond, la luge, la piscine...
...la bataille de boules de neige...
...les parc animalier, et les bains de St-Thomas...
...le shopping en Andorre...
...le petit restaurant, au retour...
...Font-Romeu...

*L'Ardèche*
...le voyage en bus...
...la distribution des repas...
...l'eau froide...
...mon équipée avec Lorik, juin 2005...
...les rapides...
...l'épuisante remontée des canoës...
...mes coups de soleil aux chevilles, qui m'ont duré toute l'année !
...et la photo, sur ce rocher, tellement symbolique...
***
...juin 2006, on remet ça...
...re-distribution des repas, re-eau froide, re-rapides...
...le bivouac...
...le babecue...
...la magnifique soirée en compagnie des allemands...
...ma nuit sur les gilets de sauvetage...
...la compagnie des sangliers...
...le retour avec « les mecs », un Fangio dégénéré au volant...
...l'Ardèche...

*Les Camboux*
...2005, la découverte du site et du fonctionnement...
...le pique-nique...
...la course en sacs...
...les activités, au camp...
...la préparation des repas...
...la vaisselle...
...Jérôme...
...Marc, Fabrice, Augustin, et les autres...
...les rondes de nuit...
...les débuts de nuit avec des professionnels de la ronflette...
...les fins de nuit dans le local...
...le réveil et le petit déj'...
...la randonnée aquatique...
...le saut de la cascade...
...les veillées...
...je cite Lucien : « le pet fabuleux » ...
...les Camboux...






Mais tout ça n'a de valeur que de l'avoir vécu avec vous, vous Tous...
Merci

R.


Post-scriptum : tout ce que j'ai écrit ici l'a été d'une plume purement sincère. J'y ai exprimé ce que je ressens « deep inside » en bon français. Je suppose que peu d'entre vous m'imaginaient « comme ça ». C'est normal. Je n'ai pas pour volonté de cacher mes sentiments, mais ce que j'ai écrit là, la manière dont c'est dit, il est hautement improbable que quelqu'un l'entende de ma voix. Non pas que j'en sois incapable, simplement je préfère la rigolade à l'étalage des sentiments, et c'est encore plus vrai « en vrai ».
A l'écrit, il est beaucoup plus facile d'exprimer des choses sérieuses, profondes. Et dans ce cas-là, je me devais de rendre hommage à tout ce que ce collège a représenté pour moi.
C'est fait, et j'en suis content.
Mais n'allez pas m'aborder, la prochaine fois qu'on se verra, en m'appelant le poète ou des bêtises dans le genre : je suis un boulet, bourrin et neuneu, à l'humour gras et totalement dénué de sensibilité, et ça me va comme ça ;)

Un jour
Le jour ne se lève plus
Mais la vie est belle
Et elle continue

Partir
N'est pas une fin
Il reste les souvenirs
Et tout est bien qui finit bien...



« Tellement de choses à vivre »... (M. Polnareff)
# Posté le lundi 05 novembre 2007 19:28
Modifié le mardi 05 février 2008 20:50